Par Ircom
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Pour sa troisième année à l’Institut Albert le Grand, Nicolas Jeanneau, a fait le choix de partir à Taïwan. Découvrez son aventure à travers ce témoignage…

           Lorsque j’ai signé pour ma troisième année, l’étranger n’avait pour moi  qu’une seule image : celui de l’exil au bout du monde, dans un pays où l’Européen oublie sa vie d’antan pour s’acclimater aux aléas d’une nouvelle existence. Mais alors, pourquoi Taïwan en particulier, ce rocher inconnu ? Il y a plus intéressant, non ?

            A première vue, Taipei, la capitale Taïwanaise où j’ai étudié sept mois durant, n’a en effet rien de bien extraordinaire pour un touriste étranger, surtout face aux fameuses richesses que présentent ses voisines asiatiques, comme les chatoyants temples japonais de Kyoto ou les célèbres palais thaïs de Bangkok.  Ville sans âme et pays sans histoire, voilà donc quelle impression trompeuse s’empare du visiteur lors de ses premiers pas dans les rues taiwanaises où l’Anglais n’a que peu d’adeptes, tandis que s’animent d’innombrables scooters sous les idéogrammes qui coiffent toutes les enseignes.

            Le parachutage me parut impressionnant, mais le dépaysement était tel que la curiosité l’emporta sur tout le reste. C’est seulement au fil des jours et des semaines, au long des pérégrinations entre les lacs et les montagnes, entre les plages et les jungles, que s’est paisiblement dévoilé l’insoupçonnable trésor enfoui au cœur de la culture taïwanaise.

            Par les rencontres qu’elle offre au quotidien, Taïwan démontre à merveille qu’une île n’est pas tant une délimitation géographique qu’une réalité humaine. Malgré leur timidité du premier contact, ses habitants brillent par leur gentillesse, leur sincérité et la qualité de leur accueil, restant toujours désireux de partager leur culture millénaire en la faisant réellement vivre aux étrangers. Les Taïwanais sont, et de loin, la plus belle perle que le visiteur dénichera dans cette contrée mal connue. Précieuses, les amitiés que j’ai nouées avec les étudiants locaux m’ont ainsi permis de vraiment découvrir les richesses insoupçonnables de l’île qui les abritent.

            L’apprentissage de la langue chinoise sur six mois fut en outre une opportunité unique de découvrir le vaste univers que constitue le continent asiatique, si différent du nôtre et si riche en surprises. La position centrale de l’île ne la laissant par ailleurs qu’à deux ou trois heures du Japon, du Vietnam, de la Corée ou encore de la Thaïlande, j’ai largement pu tirer profit de ce statut de porte-avion géant pour explorer certaines de ces contrées si atypiques. Véritable plaque tournante, Taïwan héberge ainsi nombre d’étudiants asiatiques venus des pays voisins qu’il est aisé de rencontrer, et grâce auxquels j’ai aussi enrichi ma connaissance des nombreuses civilisations qui ont façonné l’Extrême-Orient.

            Loin d’être anecdotique, la fête de Noël que j’ai vécu en compagnie d’une tribu aborigène évangélisée, les plus anciens résidents de l’île, prouve que Taïwan fait partie de ces rares pays où rien n’est tracé d’avance, et où il est encore possible de vivre une aventure unique si on prend la peine de s’en donner les moyens. Avec un peu d’audace pour affronter l’inconnu, l’île nous emmène vite sur le plus fabuleux des itinéraires, nous laissant vivre le seul vrai voyage : celui pour lequel l’exploration d’un pays commence avec la connaissance des hommes qui le peuplent et le visitent, ce périple qui offre aux rencontres inoubliables leurs visages irremplaçables.

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