Par Ircom
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Pour sa troisième année à l’Institut Albert le Grand et après longue réflexion, Eloi Minjoulat-Rey a fait le choix de partir au Chili. Découvrez son témoignage…

Qui se souvient de la deuxième année à Albert ? Cette fameuse année des choix à faire entre le colloque, les tests mais aussi les destinations pour la troisième année.  J’ai longuement hésité entre l’Irlande, l’Equateur et le Chili. L’Irlande aurait pu être un choix prioritaire pour l’apprentissage de l’anglais, nécessaire aujourd’hui, mais le Chili l’a finalement emporté : Santiago sera désormais mon principal lieu de vie pendant 5 mois. Ce pays lointain d’Amérique latine, s’étendant sur 4000km pour 200km de largeur, est fascinant par sa culture, ses paysages, ses habitants. L’aventure dans ce pays est à l’état pur : le voyageur s’y confronte à d’autres cultures, va jusqu’à repousser ses propres limites tout en assouvissant sa soif de compréhension.

Santiago est une capitale cosmopolite surplombée par des sommets culminants pour certains à 3000m. L’oeil est attiré immédiatement par ses barrios ou quartiers, colorés, vivants et par ses constructions modernes. Imaginez un pays où le jazz, la salsa et le reggaeton dominent les bruits, où de nombreuses personnes cherchent à vendre leurs empanadas, spécialité chilienne, tout en dégustant un délicieux pisco, boisson traditionnelle. Au Chili, tout est bruit, exagération, les voitures s’emballent. Ce serait, occulter l’autre face du pays : les Chiliens sont accueillants, simples, en recherche profonde de sens pour se construire au sein du monde moderne. Le contraste est saisissant avec le sud chilien où les territoires restent peu habités malgré l’ouverture économique progressive. L’adaptation a été rapide grâce à mes colocataires hispanophones au sein d’une casa, à mes cours à l’université, et enfin par mon engagement au sein de l’association Miséricordia dans le quartier pauvre de la Pincoya. Ce dernier engagement m’a permis d’appréhender de plus près les réalités sociales du pays. L’accent chilien n’est pas tombé pour autant si facilement dans l’oreille d’un sourd !

Pourtant, visiter Santiago n’a pas été ma motivation première, loin de là. Le voyage m’a permis de découvrir les richesses cachées de ce pays étonnant. Voyager a toujours été un rêve pour moi.  La sensation grisante de dévorer des espaces, de grimper des sommets, de poser le pied sur des territoires inhabités, d’aller à la rencontre des habitants révèle des émotions. Les Chiliens font preuve de joie de vivre malgré les nombreuses difficultés auxquelles est confronté leur pays et de tranquillité. Les discussions avec les argentins autour du maté, avec les chiliens autour de l’asado témoignent d’une réelle solidarité entre eux. Si tout est bruit, le temps n’est pas pressé, revivre simplement, tranquillement est un défi pour l’homme sans cesse en action.

Un épisode marquant résume à merveille l’état d’esprit chilien. En Terre de Feu, une petite famille, allant chercher de l’eau 100km plus au sud, me prend en stop. Les virages succèdent aux changements constants du paysage, la plaine battue par le vent se laisse peu à peu dominer par la forêt et la montagne. Ce spectacle féérique est une véritable symbiose entre espace, grandeur et majesté des sommets enneigés. Le père, passionné par sa terre, narre les légendes. Il connaît les moindres recoins de son pays, tout en faisant face avec un optimisme étonnant aux difficultés économiques, politiques et sociales de son pays. Finalement, la famille ne s’arrêtera pas pour récupérer de l’eau, mais elle me déposera à Ushuaïa, LA ville du bout du monde, soit 200km au lieu des 100km initiaux. Voilà bien l’état d’esprit chilien ‘’Nous prenons le temps et nous apprécions vous faire connaître notre pays’’. Il faut oser se diriger vers l’habitant, et alors l’étranger est accueilli à bras ouverts. Au Chili, simplicité, joie, tranquillité, contrastent tellement avec la France !

Vivre là-bas est un rêve éveillé. Il est impossible de poser un mot sur la beauté des paysages et des relations. Voyager est une expérience incroyable pour se connaître, découvrir ses propres talents cachés, s’immerger dans une autre culture afin de s’en inspirer. Et même si la page est désormais terminée, l’envie d’y revenir reste intacte !

Cette incroyable expérience peut se résumer en quelques mots : l’espoir de la jeunesse, c’est vivre à fond ses rêves.

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