Par Ircom
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Peux-tu nous présenter ton projet social ?

Une fois par semaine je fais des tournées de rue avec le Secours Catholique pour aller à la rencontre des personnes sans-abri. Nous remplissons des sacs de café, de thé, de soupes… Puis nous partons en équipe dans Angers. Dans chaque équipe, il y a une personne référente qui est un bénévole expérimenté et qui connait bien les rues à sillonner. Puis à nous tous, nous couvrons l’ensemble du centre-ville.

Pour commencer, j’ai participé à deux formations avec un intervenant psychologue qui nous a expliqué comment être à l’écoute de l’autre, comment aborder les personnes et leur parler sans qu’ils se sentent jugés. Des choses simples auxquelles je n’aurais pas forcément pensé, par exemple, si la personne est assise, se mettre à sa hauteur ou ne pas empiéter sur son espace vital pour que la personne se sente d’égal à égal.

 

Pourquoi as-tu choisi ce projet social ?

J’ai toujours vu ma grand-mère faire des tournées de rue l’hiver. J’ai toujours souhaité l’accompagner mais j’étais trop jeune, je n’avais pas encore 18 ans. Quand j’ai appris qu’un projet social était inclus dans le programme, j’ai sauté sur l’occasion. J’étais certaine que cela pouvait énormément m’apporter, je trouvais très intéressant de découvrir des situations de vie radicalement différentes de la mienne.

 

Quel est ton rôle dans l’association ?

J’ai le même rôle que les autres bénévoles qui m’accompagnent. Mon but est de créer des liens avec les gens de la rue. Pendant une tournée, nous pouvons rencontrer trois personnes comme quinze d’autres jours. Nous privilégions la qualité à la quantité pour vraiment tenter de construire quelque chose. Même si parfois nous ne comprenons pas ce que la personne nous dit, nous restons présents pour communiquer avec le regard ou l’acquiescement, ce qui permet à la personne de tout de même s’exprimer.

 

Que t’apporte ce projet social ?

Pour le moment, je n’ai fait que deux tournées de rue. La première, j’essayais de trouver ma place, je me sentais inexpérimentée. Mais la deuxième fois, j’ai eu un dialogue seule à seule avec une personne et cela m’a beaucoup plu. C’était un échange libre et naturel, comme si je parlais à un ami ou un membre de ma famille. J’ai hâte d’avoir une relation de confiance plus développée avec eux, je suis curieuse d’entendre ce qu’ils ont à dire et cela m’apporte énormément d’entendre des expériences de vie aussi différentes.

Pour en savoir plus sur le projet social de l’Institut Albert le Grand, cliquez ici.

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