Par Ircom
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Étudiant en troisième année à l’Institut Albert le Grand, Baudouin Dirou est parti à Fredericton au Canada pour son échange universitaire. Découvrez ce pays au travers de son témoignage…

Quatre mois intenses et riches en découvertes

Le Canada est un peu un prolongement de la France, une partie de son histoire, une place spéciale dans sa culture. Le Canada c’est une terre d’influence française en monde anglo-saxon. Fredericton est la capitale de la région du Nouveau Brunswick. C’est au cœur d’une région marquée par les tensions franco-britanniques que j’ai posé mes valises avec deux de mes camarades de promotion.

Ces quatre mois ont été marqués par la vie autour de l’Université de Saint Thomas qui m’a permis de m’épanouir tant au niveau intellectuel qu’au niveau personnel. Ces deux aspects se sont avérés fondateurs et essentiels durant ce séjour où je n’ai eu de cesse d’apprendre, d’interroger, et d’appréhender le monde canadien.  L’exigence académique m’a en effet poussé à me dépasser et à considérer des schémas de pensées totalement différents de ce que j’avais connu jusqu’à présent. C’est ainsi que mes cours de Relations Internationales, de terrorisme, de criminologie, mais également de Psychologie et d’Institutions Canadiennes ont été le lieu de découverte de la pensée anglo-saxonne, une pensée qui peut désarçonner aux premiers abords par son penchant très libéral. Mais de manière plus générale, l’Université offre un grand panel de cours de qualité ce qui rend tous les parcours possibles et permet à chacun de s’épanouir selon ses envies.

Canada - Portrait étudant- Ircom - Boudouin (3)

Pendant mon expatriation, j’ai ainsi vécu au rythme de la vie universitaire en profitant de toutes les occasions qui m’étaient données pour rencontrer des étudiants sur place : concerts de musique classique, spectacles, mais encore soirées autour d’un verre, tout était bon pour se faire des amis. L’université offre à ceux qui le souhaitent la possibilité de s’engager à l’aumônerie tenue par un prêtre et des laïcs engagés. Cette aumônerie s’est avérée être un lieu assez déterminant dans ma vie au quotidien puisque messes, repas partagés le midi, veillées d’adoration ont été autant de moments où l’on se pose loin de cette euphorie étudiante pour réfléchir. Je me suis fait un certain nombre d’amis grâce à cela, et j’ai ainsi découvert une autre façon de vivre sa foi au quotidien, une pratique très marquée par l’influence protestante. C’est dans la simplicité des conversations, mais aussi dans ma collocation avec des Canadiens que j’ai été sans cesse amené à me remettre en question sur ce que je pensais et ce que je croyais. Cette perpétuelle interrogation m’a permis d’affiner et davantage m’approprier ce que j’ai pu recevoir pendant deux années lors de ma formation à l’Institut Albert le Grand. A mon sens la troisième année, surtout quand on part dans des sociétés aux des modes de pensée assez différents, est le moment où tout ce que nous avons reçu prend une dimension nouvelle et se pare d’une signification que je ne percevais pas en quittant l’Institut en fin de deuxième année. Ces quatre mois ont été pour moi l’occasion de faire le point sur cet héritage très riche et dense et de la façon dont il me convenait de l’approprier.  

Canada - Portrait étudant- Ircom - Boudouin (2)

Mon échange universitaire ne s’est pas limité simplement à l’université, il m’a permis d’entreprendre de très beaux voyages au sein de ces immensités naturelles. J’ai découvert que tout ici était disproportionné tant par la dimension que par la beauté. Le Nouveau Brunswick est une région très sauvage qui regorge en son sein d’une multitude de parcs naturels tous très différents les uns des autres. C’est ainsi qu’avec mes deux camarades de promo et un étudiant rencontré sur place nous avons pu voyager sur la côte, observer les baleines et se promener en bateau le long d’îles sauvages entièrement recouvertes d’une faune et d’une flore unique en son genre. Nous sommes allés sur les terres de nos ancêtres en Gaspésie où nous avons pu faire de la randonnée dans l’un des parcs les plus connus de tout le Canada lors du fameux été indien. Jaune, rouge, vert, orange, voilà les couleurs qui se sont offertes à nous pendant de nombreuses semaines. A cela s’ajoute un long périple à Montréal et Québec avec des amis rencontrés sur place où nous avons pu expérimenter l’immensité de la ville de Montréal avec la taille sans fin des parcs naturels proches de Québec où nous avons expérimenté des balades dans quarante centimètres de neige dans un silence le plus total. Ainsi, après les couleurs vives de l’été indien a succédé un paysage blanc sur des centaines de kilomètres, où les traces des orignaux et autres bêtes sauvages restaient visibles pour notre plus grand plaisir. Enfin, nous avons pu finir par quelques jours dans une atmosphère féerique à Halifax en Nouvelle-Ecosse sous une neige battante. Ces voyages ont été l’occasion de rester ébahis pendant de longues semaines, et n’ont eu de cesse de nous toucher par la préservation de ces espaces encore exempts de toute activité humaine.

Le Canada ne demande qu’à se laisser découvrir par ses richesses, et semble être un espace infini d’inspiration et d’évasion loin de tout. Enfin, je conclurai en disant ceci : le Canada me fascinait et me fascine encore. Le Canada me surprenait et me surprend encore. Le Canada m’émerveillait et m’émerveillera toujours.

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