Par Ircom
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Victor Weulersse est en troisième année du cursus humanités et science politique à l’Ircom, pour sa dernière année il a donc fait le choix de partir en Inde avec 6 autres étudiants. Découvrez son témoignage…

À bien y réfléchir, je n’ai jamais vraiment hésité sur mon choix de destination de troisième année. Pourtant, je ne connaissais que vaguement l’Inde, et encore, j’en avais une image archaïque, véhiculée à travers la bande-dessinée, que ce soit Tintin (Les cigares du pharaon) ou Astérix (Astérix chez Rahazade). Pas très représentatif donc, mais je sentais que l’Inde avait une aura particulière, grâce à sa culture radicalement différente de la nôtre.

J’y allais donc pour le dépaysement. Et je n’ai pas été déçu. Tout d’abord, il y a eu la confirmation des clichés que l’on a sur l’Inde : une circulation démente, des animaux en tout genre qui se promènent librement en ville, des films très différents des nôtres, des bidonvilles bordant des quartiers luxueux, une nourriture épicée et délicieuse (pas très recommandée par votre diététicien cependant), des négociations en langage des signes pour faire baisser les tarifs etc.

Puis peu à peu, d’autres facettes se dévoilent : des traditions qui ont résisté à la mondialisation, un esprit de famille très fort, une ouverture à l’étranger, une pluralité des religions etc. Tout cela n’est pas nécessairement flatteur pour l’Inde, comme en témoigne les violences récurrentes qui divisent musulmans et hindous, ou bien les discriminations liées au système de caste. Mais cela contribue à la fascination qu’elle exerce sur le voyageur occidental, désireux de rencontrer l’inconnu.

L’inconnu, nous avons eu la chance de le visiter. Nous étions sept étudiants à partir en Inde. Arrivés fin juin à destination, et après quatre mois passés dans une superbe université à Chennai (sud de l’Inde), nous nous sommes offerts deux mois de voyage, d’octobre à décembre, à travers ce pays, qui représente un continent à lui tout seul.

Ce voyage, nous en avions planifié les principales étapes, tout en nous laissant un calendrier flexible, les transports indiens étant toujours très imprévisibles. Goa, Matheran, Rajasthan, Agra, Varanasi, Calcutta. Autant de destinations magnifiques appartenant à des régions différentes de l’Inde, avec en prime un passage au Népal au milieu, et présentant chacune une culture différente de sa voisine, témoin de son histoire passée. À Goa par exemple, ancien comptoir colonial, l’influence portugaise se ressent, alors qu’à Varanasi, situé sur les berges du Gange, la religion hindoue est centrale, avec pas moins de 20 000 temples recensés dans la ville.

Finalement, alors que je m’attendais à trouver plus de portes fermées à l’étranger que de portes ouvertes, c’est tout le contraire qui est advenu. Un exemple pour illustrer cela. En août 2017, en plein voyage au Kerala (sud-est indien), nous marchons dans les rues d’un village pour nous rendre à notre bus. En chemin, nous passons à côté d’une maison où un mariage est fêté. En nous voyant, les Indiens nous proposent spontanément de prendre part à la cérémonie, sans nous connaître, sans nous poser de questions. Une invitation totalement altruiste vers l’étranger. Faute de temps, nous devons décliner leur invitation, après plusieurs photos prises avec la mariée (la photographie fait partie intégrante de la culture indienne, notamment les selfies). À travers cette histoire, que beaucoup d’autres vécues pourraient enrichir, c’est la simplicité indienne qui est mise en valeur. Leur mot d’ordre pourrait être : « Étranger nous ne te connaissons pas, mais tu es le bienvenue ! ».

Bien sûr nous n’avons pas fait que de bonnes rencontres, tout n’a pas toujours été facile, notamment avec des soucis de santé (typhoïde, turista) ou des arnaques financières, mais tout cela représente exactement ce que j’étais venu chercher : du dépaysement.

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