Par Ircom
Posted: Updated:
1 Commentaire

Grégoire, étudiant en première année de licence à l’Institut Albert le Grand nous parle de son projet humanitaire…

Avant tout, qui sommes-nous ?

Nous sommes dix personnes de la paroisse Montigny-Voisins (78) engagées dans ce projet :

  • Un prêtre, le père François de Rasilly, dont la sœur est consacrée dans l’ordre de Mère Teresa, en Haïti
  • Un séminariste, Pierre, du diocèse de Versailles, actuellement en deuxième année de théologie au séminaire français de Rome
  • Huit jeunes, âgés de 18 à 21 ans, étudiants en divers lieux mais tous originaires des Yvelines : Camille, Audrey, Clotilde, Domitille, Pomme, Pierre, Gauthier et Grégoire !

Mais alors, où tous ces gens veulent-ils aller ?

En Haïti, et plus précisément aux Cayes, au sud-est de l’île. Cette ville de 125 000 habitants a été l’une des plus touchées par Matthew, l’ouragan qui a frappé le pays en septembre 2016. Les habitations ont été balayées, les canalisations explosées, les routes ravagées : c’est tout un pays qui a besoin d’aide et les services gouvernementaux sont dépassés et manquent de fonds. Face à ces problèmes, les ONG et associations humanitaires tentent de prendre part à la mobilisation et chaque geste compte pour venir en aide à la population haïtienne.

Pour y faire quoi ?

Pour aider pardi ! Nous serons accueillis chez les petites sœurs de Mère Térésa, dans un orphelinat/hôpital qui vient en aide aux jeunes haïtiens.

Après le tremblement de terre de 2010 et l’ouragan de 2016, le pays est ravagé, tant humainement que physiquement : plus de 230 000 personnes ont perdu la vie lors de ces évènements, auxquels il faut ajouter l’épidémie de choléra qui a suivi le séisme. La majeure partie des bâtiments institutionnels a résisté, mais les habitations en tôle et en terre ont cédé, laissant les Haïtiens à la rue, dans des conditions insalubres.

C’est pourquoi Haï’Team est un projet que nous avons porté depuis le début de l’année 2016 avec un seul objectif : venir en aide aux enfants malades et aux orphelins.

Une journée type

Le matin, nous assisterons à la messe avec les sœurs avant de démarrer la journée, elle-même ponctuée par tous les offices (laudes, vêpres, complies…) et des temps de prière avec la communauté haïtienne. Puis, nous profiterons de la température raisonnable du matin pour nous rendre sur les chantiers afin d’aider les habitants à reconstruire leurs logis. L’après-midi, nous accueillerons les enfants malades, les orphelins et enfants des rues au couvent, soit pour jouer avec eux, soit pour aider à les soigner, soit pour leur donner des cours dans un pays où l’enseignement manque cruellement.

A la suite de Mère Teresa

La communauté religieuse qui nous accueillera s’inscrit dans la congrégation de Mère Teresa. Elle fut fondée en 1950, ce qui lui valut plus tard de recevoir le prix Nobel de la paix en 1979. Apparues dans les bidonvilles de Calcutta (Inde), ces religieuses sont aujourd’hui au nombre de 5 000 à travers 132 pays. Les Missionnaires de la Charité, en plus des trois vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, prononcent un quatrième vœu : celui de se vouer au service des plus pauvres d’entre les pauvres.

C’est volontairement que Mère Teresa limite le travail des sœurs à une catégorie de personnes, les plus marginales, défigurées ou rejetées par la société, ceci dans une volonté d’identification à Jésus abandonné par les siens, celui qui « s’est anéanti lui-même, en prenant la condition d’esclave » (Philippiens 2, 7). Dans ce cadre, le vœu de pauvreté occupe une place centrale dans la vie et la spiritualité de la congrégation : « Nous essayons d’aider les novices à comprendre que la pauvreté, non seulement d’esprit, mais aussi de biens matériels, est liberté. Une fois qu’elles ont compris ce qu’est la pauvreté et en quoi elle consiste, elles peuvent progresser spirituellement moyennant la foi en Jésus et en l’eucharistie » disait la sainte, canonisée le 4 septembre dernier.

Ce projet nous tient réellement à cœur et a été mûri depuis plus d’un an et s’est concrétisé lors des Journées Mondiales de la Jeunesse, cet été, lorsqu’à Cracovie, le Pape François nous a appelés à « chausser des crampons » pour partir témoigner de la joie de l’Évangile !

>> Pour nous suivre, n’hésitez pas à liker notre page Facebook

Notre licence est délivrée dans le cadre d’une convention avec l’Université d’Angers

Découvrez d'autres articles sur le même thème

Diane Le Pargneux est diplômée du Master Management de la Communication de l’Ircom. Elle...

Pour sa troisième année à l’Institut Albert le Grand, Jean de Beaurepaire, a fait le choix de...

Marie-Colombe et quatre autres étudiants sont partis étudier en Afrique du Sud durant un semestre,...

One Comment
 
  1. Benjamin / 7 décembre 2016 at 17 h 04 min /Répondre

    Énorme !!

Laisser un commentaire