Par Ircom
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Emilie, ancienne du Master Mac Luhan (Promo 25) a co-fondé Chipili il y a quelques mois.

Qu’est-ce que Chipili ?

Chipili est une start-up Bretonne, créée en juillet 2015 depuis l’incubateur de la Gacilly (groupe Yves Rocher). Il s’agit d’une plateforme d’intermédiation en ligne entre des artistes et des particuliers. Notre proposition est très simple : accueillez des artistes chez vous et partagez un moment unique avec vos invités ! Notre site permet de gérer l’ensemble du processus : choix d’artistes en ligne, réservation, paiement participatif via une cagnotte (crowdfunding) et gestion de toutes les démarches administratives liées à l’accueil des artistes. Nous sommes deux fondateurs : je suis responsable artistique et communication et Vincent Vandenbroucke est Directeur webdesigner et développeur. Aujourd’hui l’entreprise réalise la majeure partie de son chiffre d’affaire dans le Grand Ouest où elle référence 105 artistes, mais aussi en Inde, à Bangalore, ou notre troisième associé teste le concept avec succès !

 

Pourquoi avoir fait le choix de l’entrepreneuriat ? Est-ce le projet Chipili qui t’y a amené ou as-tu toujours voulu entreprendre ?

L’histoire a commencé avec un « start-up week-end », à Rennes, auquel nous avons participé avec Vincent, accompagnés par des amis et des personnes avec qui je travaillais. J’y participais pour surmonter un défi, sans penser que ce serait un premier pas dans l’entrepreneuriat. Nous avons fini deuxième de ce concours, ce qui nous a laissé penser qu’il y avait une idée intéressante à creuser. Nous avons alors décidés de nous rendre disponibles pour la mettre en œuvre. Je crois que j’avais depuis longtemps envie d’entreprendre, mais seule je n’aurais jamais osé franchir le pas. L’idée m’aurait paru trop risquée… Alors, j’ai eu la chance que les choses se fassent naturellement, sans que je ne mesure finalement bien ce qui était en train de se passer. La passion et la conviction ont fait le reste !

 

Que conseillerais-tu à un étudiant de l’Ircom qui voudrait devenir entrepreneur ?

Tout d’abord, de se faire accompagner dans son cheminement, depuis l’idée jusqu’à la création effective de l’entreprise. En France, notamment dans le secteur du numérique, il existe de nombreux dispositifs qui accompagnent les entrepreneurs, je ne l’aurais jamais soupçonné. Cet accompagnement permet d’améliorer le concept initial, de bénéficier d’un regard extérieur, d’intégrer des réseaux d’autres porteurs de projets. Tout cela conforte et donne confiance.

Je lui recommanderais également de ne pas négliger le temps passé à bien comprendre les besoins de ses clients potentiels, afin d’émettre une proposition de valeurs qui réponde concrètement à ses attentes, qui apporte une solution à des problèmes. Je l’inciterais donc à privilégier l’innovation, la créativité, à rester agile, à ne pas rester campé sur l’idée initiale et  à toujours se tenir prêt à changer de direction en fonction des retours de son marché.

 

T’es-tu découvert une vocation d’entrepreneur?

Je pense que le statut d’entrepreneur correspond en réalité très bien à mon profil. Je suis quelqu’un de foncièrement libre. J’aime la créativité, les esprits vifs, curieux et repousser chaque jour les limites du connu. Je trouve dans mon écosystème actuel, l’ensemble de ces composantes. Cette aventure entrepreneuriale m’apprend beaucoup sur moi-même et constitue un challenge quotidien en termes de développement personnel.

 

Quels est ton pire et meilleur moment depuis que tu as commencé ?

La période la plus difficile a sans été doute la rédaction du business plan où nous avons dû nous projeter à 5 ans et passer concrètement de l’idée à l’entreprise rentable. Cette phase est une étape cruciale qui nécessite de préciser les axes stratégiques de son développement. Une phase complexe, qui, une fois réalisée, clarifie cependant la vision.

Pour ce qui est des bons moments : au stade de jeune entreprise comme la nôtre, la signature d’un contrat avec un client est toujours un grand moment de joie. Le plaisir de voir que grâce à notre service les personnes partagent des moments de bonheur unique nous conforte dans notre vision. Une vision et une approche qui sont certainement emprunte de mon passage à l’Ircom.

 

Qu’as-tu appris à l’Ircom qui te sert aujourd’hui ?

Il y a beaucoup d’aspects techniques que j’ai appris à l’Institut Mac Luhan qui me sont utiles aujourd’hui. Je peux appliquer à mon entreprise l’intégralité de la méthodologie que j’ai acquise à l’Ircom en matière de définition d’un plan de communication, puisqu’à notre échelle tout est à créer. Je n’avais pas encore eu cette occasion. La formation en vidéo me permet d’être plus efficace dans ma recherche d’une agence pour nous créer un film : je sais quoi demander et comment le formuler. Je dois régulièrement prendre la parole pour présenter mon projet de façon concise et synthétique, ma formation à l’Ircom m’a particulièrement bien préparé à cet exercice.

Sur le plan humain, j’ai le souvenir d’un test de développement personnel passé en début d’année. Je me souviens avoir été émue par la précision des résultats qui se sont avérés justes dès mes premières expériences professionnelles. Je crois aussi que tout ce qui avait été traduit alors se formalise aujourd’hui dans mon choix d’entreprendre.

 

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